JE SUIS TRISTE !
Je réalise, je ne réalise plus, je réalise, je
ne réalise plus. C’est toujours pareil, entre les deux mon
cœur balance, entre réalité et cauchemar, partout déjà la
frénésie des Fêtes de Bayonne. Je vais dans les rues, ivre, je dois
me retenir pour ne pas m’effondrer, midi, l’ouverture
des fêtes n’a pas eu lieu et je suis ‘plein’.
Plein de vides, de vertiges, de peine, de souffrances, j’ai
les entrailles nouées, enchevêtrées dans les tourments mortels.
Après la messe je suis allé faire un tour dans Bayonne, pour toi,
comme si t’étais dans mes yeux, je l’ai fais pour toi,
sans toi je serais rentré, je sais combien tu aimais regarder,
apprécier, admirer l’admirable, ton regard était beau. Je te
parle, bien que je sache que tu n’es plus, pour moi, tu es
dans mon cœur et dans celui de Dieu, pas ailleurs. Je te
parle par ce que je voudrais que tout ceci soit un mauvais rêve. Un
refus illogique, incompréhensible, à quoi bon refuser
l’arrivée de la nuit ? Qui commande la course du Soleil
et de la Terre ? Surement pas l’un d’entre nous.
Ce refus est humain, c’est ça aussi le beau de
l’humain, quand il ne peut se résoudre à la mort de
l’un des siens, qu’il soit issu de la famille de sang,
ou de la famille de sens. Le dégout de la mort j’ai ! Je
ne personnifie pas la mort, bien que cela m’arrangerait,
ainsi je pourrais la cibler, la combattre, mais je n’octroie
pas le titre de personne à un ensemble de facteurs qui vient rompre
le rythme respiratoire d’une personne. Je suis dégouté par la
mort, cependant je ne souhaite pas venir à bout de la mort par la
technologie issue du géni militaire.
Je tenais à toi, tu étais pour moi un bel
exemple, avec tes deux parents, vous montriez ce qu’est
l’entente, une belle entente émanait de vous
réunis. Je t’ai
pleuré, et je te pleurerai encore. Je continue à tenir à toi, tu
restes pour moi un bel exemple. Je suis heureux de t'avoir dis cela
avant que tu ne repartes là d'où l'on vient.
Nous avons perdu une dérive du bateau !
Une boussole, un repère, un modèle, un exemple, un Coeur.
Pour Cyril !!
Parents, proches, recevez mon amour.
Fortifions nous dans sa disparition, ayons le
souci de l'imiter dans son approche de TOUS.
Par ce qu’il y a un tombeau dans mon
cœur, des fleurs, tous les jours, je dépose dans
celui-ci.
Cyril